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Vendredi 3 juin 2005

- Publié dans : Enième vie
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Jeudi 26 mai 2005

Dans le vie ON-LINE, le temps n’a pas d’aspérité.

Dans la vie OFF, le temps s’écoule mollement.

Dans la vie ON, j’ai une/des aimante(s).
Pas des maitresses, non, des a(i)mantes.

Et il y a Emma.

 

Emma est une idée,

Un fruit de mon imagination,

Mûri au soleil du net.

Ce soir Emma ne sera plus virtuelle.

 

Si Emma, réelle, est aussi charmante

Si Emma est bien celle que j’idéalise,

Ma vie peut basculer ce soir.

Une heure.

 

Une petite heure nous réunira.

Dans la vraie vie.

Avant hier je ne connaissais pas Emma.

Dans cette vie-là rien n’est pareil.

 

Emma comme un écho,

Douce et gourmande,

Belle et sensible autant que forte ?

Ou Emma comme un leure,

Emma comme un espoir projeté,

Emma comme un porte ouverte.

 

Derrière ce biais se cache vide et éternité.

Je parierai volontiers sur le vide,

Si de nature je n’étais pas enthousiaste par défaut,

Convaincu que demain sera forcément beau.

Avec Emma il le serait.

 

Et si ce soir…
Et si Emma ?

 

- Publié dans : Enième vie
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Mercredi 25 mai 2005

 

"Première salve" (partie 1 / premiers extraits de la nouvelle "OFFLINE")
"Interlutte" (partie 2 / interlude et séparation)
"Enième vie" ( ci-dessus : partie 3 / sortir la tête de l'autre)
"Iaorana" (ci-dessus : partie 4 / naissance de ce blog)
"Enfin" ( etc : parties 5 et à suivre / Jules dit...)

 
Bonne lecture !

- Publié dans : Interlutte
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Mercredi 25 mai 2005

Je te quitte.

Je te quitte car tu ne m’aimes plus.

M’as-tu aimé ?

Je te quitte pour nous préserver du pire.

Je te quitte, ne veux plus être traité comme cela,

Ne veux plus ni les aigreurs, ni les amertumes.

Je te quitte en courant,

 

J’en ai presque le sourire sous cette souffrance sans nom,

Il y a du plaisir à d’un seul coup de main,

Ballayer défiances, frustrations et déceptions.

 

Je te quitte pour mieux me retrouver.

En te perdant, il y a bien longtemps,

Je me suis égaré.

 

Je te quitte car tu l’aurais de toute façon fait.

Je te quitte à regret.

Tu me manqueras moins après que jusqu’ici.

 

Tu me blesseras moins qu’avant.

Et réciproquement.

J’espère juste ne pas t’aimer durablement.

 

Adieux.

 

Par personne - Publié dans : Interlutte
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Mardi 24 mai 2005

Tu aurais voulu quoi ?

Pourquoi me repousses-tu ?

Quel effort n’ai-je pas fait ?

Si je ne suis pas le bon, pourquoi m’en vouloir ?

Pourquoi cet agressivité ?

Pourquoi cet entêtement si l’on n’y parvient pas.

 

On était une équipe.

Une équipe qui perd est-elle vouée à se déchirer ?

Ces petites choses qui insupportent l’autre,

Ces attentes différentes,

Ces envies et moments différenciant,

Comment des bouts de rien,

Mis bouts à bouts, défont des rêves ?

 

Je veux aimer. Plus.

Je veux être aimé. Durablement.

Je veux créer, la vie d’abord, le bonheur.

Ai-je de mes propres mains bâtie cette tristesse ?

Je pourrais tout détruire.

Je vais tout détruire.
repartir à zéro.

Réapprendre à aimer.

Ne plus me détester.

 

Je vais partir, tu le sais.

Je vais te laisser.

Avant que tu ne me laisses d’avantage.

Je préfère choisir mes peines,

Penser, peser, poser,

Le pire et le contre,

Nos promesses, cette distance,

Les rêves auxquels j’accepte de renoncer,

Ceux pour lesquels je me battrai.

Je redoute déjà les réponses.

Evidentes.

Seul le beau

Seul le bon,

Seul le vrai,

Doivent être tentés.

 

J’aurais tant souhaité,

Tant espéré ton bonheur,

Tant peiné tous ces mois,

Et toi à mes côtés,

J’aurais tant rêvé,

De nos belles amours,

De nos corps l’un dans l’autre,

De nos vies mêlées,

De bambins ébouriffés,

D’instants de magie…

 

Tant, que je ne peux que te promettre,

D’être toujours là,

Comme un Gimini,

Comme un simple ami,

Si ta vie dérape.

Si ta vie t’échappe.

Aime, vibre, chante.
Demain sera sans doute amour…

 

 

- Publié dans : Interlutte
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Lundi 23 mai 2005

Tu ne me touches plus, il ne se passe plus rien entre nous, ni mot doux ni geste tendre, plus de complicité, surtout aucun contact physique et bien sûr aucun rapport sensuel ni sexuel.

Ma meilleure amie me dit de fuir tant que j’ai encore un tant soit peu d’estime à mon propre égard.

Alors il est grand temps.

Ce soir je pars.

Même cela ne semble pas avoir le moindre effet.

Je pourrais me jetter par la fenêtre que tu en serais toujours aux reproches…

Maintenant tentons de tourner la page.
OFF.

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Lundi 23 mai 2005
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Lundi 23 mai 2005

[ Tous les extraits de cette nouvelle ici ]

 

 

Soudain elle m’a dit :

-          Moi, mes enfants grandiront à Paris.

C’était un mercredi, le 17 mai.
Comme j’avais décidé d’arrêter d’écrire l’avant-veille, j’ai recommencé.
Off-line.

 

 

 

 

*

 

 

 

 

L’aurore avait été une rugueuse caresse, au revers amer. L’on se fait bien des cas de maux mineurs qui nous assaillent et lentement nous frustrent. J’étais venu ici pour elle, sans doute aussi pour moi. Toujours est-il qu’elle m’avait dit être prête à en faire autant plus tard, avant. Nos quelques mois de vie conjugale l’auront donc incité au contraire. J’entends dans ma tête chanter des piaillements enfantins qui raisonnent et se mêlent aux brumes de ce petit matin.

 

J’aurais déplacé des montagnes pour démontrer au monde et aux miens de combien de talent j’étais capable. Mais pourquoi donc ? Pour ces fatigues, ces rancœurs et animosités, ces déceptions et tant d’efforts vains garants de tant et tant de jalousies malignes. Avancer pour quoi ? Ecrire par nécessité, écrire pour sois, ne plus écrire, des heures par jour, pour un lectorat acteur, omniprésent, si souvent décevant. Ne plus écrire on-line. Chercher la trame dans l’irruption. La trace dans ces raz de marée. Ne plus se policer. Préserver enfin mon anonymat. Chercher l’ombre toujours plus que la lumière. Les beaux jours seulement l’ombre est séduisante. Et retrouver cette bordel de merde de quiétude. Enfin.

 

Elle était de plus en plus belle et nous faisions de mieux en mieux l’amour. Ma Bridget Jones aurait gagné toutes les olympiades du séchage de cheveux, donné combien de phalange pour sa passion à deux roues. Elle avait toutes ces qualités et toutes ces manies qui rendent une trentenaire désirable aussi certainement que rude au bonheur à deux. Suis-je simplement encore capable de rendre une femme heureuse et est-ce simplement aujourd’hui, ici, possible ? Serai-je preste à m’épanouir en cette urbaine et pourtant superbe capitale que je ne peux m’empêcher de trouver chaque instant qui passe plus grise, m’offrant une vie aux antipodes de mes choix passés ? Il aurait du être midi dans ma vie - ce nuage va passer - j’attends la marée. En cale sèche.
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Dimanche 22 mai 2005

 

Celle-ci était si fraîche, celle-là si fragile et si belle, cet autre si vraie, si droite. Toutes avaient compté. Puis il y avait eu cet enfer sentimentale que l’on nomme passion et qui se noue en déchirement. Puis l’errance. Puis le ré-attachement, contemporain du mésamour grandissant de sois. L’occident a une maladie. A trop s’aimer l’on s’insupporte. J’en suis arrivé je crois à me détester. L’on ne déçoit jamais tant l’autre que sois.

 

Elle m’avait demandé six fois au moins si « ça allait » depuis qu’elle s’était éveillée. « Oui, je t’assure », lui avais-je répété avec la conviction molle de celui qui sait ne tromper personne et surtout pas elle. Quelques semaines au paravant nous avions lu ce même scénario en inversant rôles et états d’âme. Dans ces cas où le seul mensonge crédible est l’attention, du café au silence des premiers instants, des efforts anodins aux mots tendres, l’affection suit parfois ce chemin. Ce matin nous en étions loin et peu sereins, mais solidaires et prévenants. Au fond de moi je ne pouvait l’effacer, cela me rongeait, m’ensorcelait : elle ne voulait ni voir ma famille, ni que je vois la sienne, ne savais plus si celui avec qui elle avait décidé de se fiancer était l’homme de ses prochaines années, moins encore si elle désirait que celui-ci devienne un jour le père de ses enfants, pas plus qu’elle ne se sentait prête à accepter d’autres compromissions pour vivre et se retrouver, enfin, s’il l’eu fallu, dans un environnement serein et préservé. Tout cela comme de noirs et irréalistes oiseaux à l’aérodynamisme douteux, planait en guettant nos moindres faux pas, sous le plafond bas de ce ciel chargé de printemps. « Oui, ça va, je t’assure, je n’arrivais plus à dormir, j’ai préféré me lever que risquer de te gêner » lui avais-je confié. Il m’aura fallu trois café et autant de pétards pour en arriver-là. ‘Ci-gît’ les premières pages de cette lamentable œuvre à caractère thérapeutique. On est tous le con d’un autre ; parfois l’on parvient même à être le sien.

 

 

 

*

 

 (...)

 

 

*

 



J’avais un publique. Si. Entre 500 et 1500 lecteurs par jour sur le web, des mois durant, dont des fidèles, des internautes de passage, des yeux scruteurs et des langues piquantes. Je n’ai pas aimé et mal vécu certaines de leurs léchouilles. C’est ainsi que j’ai fait le choix de me retrouver volontairement seul, sans identité et sans complexe, enfin libre face à cet écran spongieux au vortex enfenestré. Vive l’été.

Je crois qu’on va pouvoir commencer…

Au final seul compte l’amour.

 

 

 

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Samedi 21 mai 2005

(...)

Elle n’avait pas de nom. N’en aura pas. Elle habitait deux étages en dessous. Depuis 5 mois que nous étions arrivé à Paris, nous n’avions jamais pris le temps de faire le tour de nos voisins, de les saluer, des les inviter à prendre un verre, à monter partager un instant de convivialité.

- « On manque à tous nos devoirs, depuis qu’on est là, on ne vous a jamais invité ! Vous seriez disponible un soir en fin de semaine prochaine, par exemple ?

- Oui ! Jeudi ? On est deux… On est colocataires » avait-elle précisé.

 

Depuis combien de temps vos jambes n’ont pas flanchées pour un, pour une, inconnu(e) ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas senti votre corps, d’un seul élan s’électriser, ce frisson remonter dans vos entrailles, vous chauffer tempes, joues et nuque, vous envahir délicieusement jusqu’à l’absence, jusqu’à l’illusion, celle d’aimer alors que seul le charme, taquiné par vos hormones fait son numéro.

 

-« Jeudi. Vingt heures ? Cela vous convient ? » demandais-je avec autant d’assurance qu’un postier face à un Dog Allemand. Elle avait sourie, dit ou fait oui, sans doute les deux, bafouillé deux trois mots qui ne trouvèrent aucun écho ou probablement un « à jeudi alors, vingt heures, sans faute… Bonne soirée » je suis incapable de me remémorer ces secondes. Il me restait deux étages à gravir alors qu’elle franchissait sa porte. Courage bout d’homme, monte, ne te retourne pas, tes jambes tiendront…

 

L’amour est donc enfant de bohême, soit, je confirme aussi qu’il est joueur et vicieux. Il ne me fallut pas deux minutes pour l’imaginer nue, allongée sur un flanc, le peau douce et les cheveux en pagaille, impatiente et goulûment évasive, alanguie dans quelques draps de princesse. Je devinais son parfum dont j’ignorait encore tout, ses hanches qui se découvraient, ses doigts sans nul doute fins et délicats caressant les courbes de sa croupe, se cambrant sous les assauts d’un désir que je devinais insoutenable. A la hauteur du chamboulement hormonal qui me traversait. Peut être pire… Mon Dieu c’est ma voisine, je l’ai vue dix sept secondes et demi et voilà que je fais les cents pas en me demandant :

Comment peut-on ne pas voir une si belle femme qui vie si près de chez vous ?
Comment peut-on faire ensuite l’amour à sa femme sans penser à cette si belle jeune femme ?

Comment vais-je gérer le fait de la voir jeudi, avec Aline ?

Comment Aline prendra-t-elle cet altruisme naissant envers un voisinage si longtemps ignoré ?

Pourquoi je pense à elle comme ça ?
Suis-je délaissé pour être si tenté d’aller goûter au fruit défendu ?
Comment préfère-t-elle faire l’amour ? Aime-t-elle passer ses jambes autour de l’autre, aime-t-elle mêler douceur et fermeté, tendresse et baise féroce, aime-t-elle au moins faire l’amour, aimera-t-elle mon corps frôlant et conquérant le sien ?

Quel est son goût , celui de sa peau, de sa chaire, de sa sueur ? Quel sont ses fantasmes ? Où sont ces failles, ces blessures, quelles sont ces vices et ces travers ? Partageons nous des addictions, des perversions, peut-être des passions ?

 

L’homme est stupide et le lave vaisselle était plein. Voilà qui m’aida, à défaut de réponse, à éluder certaines questions. Aline arrivait.

 

 

 

 

*

 

 

 

 

Clapton s’était fâché avec sa guitare ce soir là. Nous ne nous fâchions plus. C’était derrière nous, nous jouions acoustique dorénavant. Je suis un crétin de passionné qui a foutu en l’air son couple pour vivre ses passions, qui s’attachent milles fils à la patte, comme si la vie n’avait pas suffie, s’engage, construit, détruit, dans un infernal cycle créatif aux effets destructeurs. Enfin libéré de patronyme, je me sens capable de vous dire combien j’aspire à être meilleur et combien je suis nombriliste, à mes dépends. Qu’importe, si l’on dit que c’est moi, je nierai. Si j’ai au moins appris une chose ces derniers temps c’est combien se justifier est dramatique, quand nier suffit, quand se taire est mieux. Quand les maux deviennent vifs, faire le dos rond, courber l’échine. J’en suis incapable. Vautré dans tant de mauvaises habitudes, entre alcoolisme pubère, drogues, isolement ou replis sur sois, je suis pris entre dégoût et culte du moi, agacé à l’idée d’écrire une fois de plus sur cette turbulente âme sans mémoire, et pourtant enthousiaste, comme en n’importe quoi que j’ai une seconde désiré, à l’idée d’écrire à l’abris de tout complexe. Devrais-je vous dire que je n’aime pas mon sexe, mon corps, ma vie, ma femme, mon père, ma mère, mes rêves que cela n’aurait d’autre conséquence que de me libérer de ces cruautés intimes, de refourguer à cet extime traitement de texte les plaies qui me sont par trop saillantes. En mai, fait ce qui te plaie. Try again.

 

Aline avait cru en mes rêves, les mêmes qui m’avaient lassés. Aline avait aimé un homme. Mais je suis milles hommes. Et qu’importe, puisque je n’existe pas. Windows est mon psy. Le web n’aura que renforcées mes ambivalences. Exacerbées mes dépendances. Merde. A trente ans, l’œil clair et le sourire sensé, on devrait n’être qu’heureux dans ces gangrenées citées du Nord. ‘Ville du Nord, Villes du Sud’ qu’ils m’avaient demandé au Bac. Vingt. Si. Et qu’en ai-je fait ? J’ai fuis les villes au sud, dix ans durant chassé la houle sous les tropiques pour me réfugier dans une mégapole, pseudo-cadre qui ne l’ai pas, pseudo-couple qui ne l’est plus, pseudo-vie qu’il est si absurde de devoir regarder avec concupiscence si vite, si tôt. J’avais été patron, j’allais remettre le couvert, je rêvais de mômes et de douceur d’être, d’être toujours candide et à jamais utopiste, quand c’est arrivé.

 

 

 

*

 

 

 

Aline est arrivée. Fatiguée. J’allais ne pas l’embrasser pour ne pas lui déplaire, m’enquérais de sa journée sans empressement, rêvais secrètement à de câlines retrouvailles, ne sachant plus quel visage ou quel affection nourrissait mes craintes et ce besoin d’Elles. J’allais faire je ne sais quoi pour me donner de la contenance, comme l’on fait quand il n’est plus évident d’être, seulement, là, face à l’autre. J’allais faire tout cela c’est à dire à peu près rien quand elle m’a dit « j’ai eu un coup de fil bizarre, quelqu’un pour toi, à l’agence. Il n’a pas voulu me dire qui il était, ça m’a énervée, mais le gars a raccroché, il m’a demandée que tu le rappels à ce numéro. Il était ‘chelou’ le gars. M’enfin, j’étais énervée de toute façon, donc si ça se trouve c’est moi qui me fait un film ».

 

Je crois que je me suis fait Cannes, Douville, Hollywood et Bollywood, des détours par quelques festival de courts-métrages et autres films noirs, d’horreur ou à suspens. Je ne sais pas vous, ce doit être encore ce mélange de déviance et de parano croissant, mais moi dans ces cas-là… Tout y passe, petits hommes verts exceptés.

 

En générale cela commence par une douleur aigu dans le bas-ventre, façon tripes qui renoncent à leur condition précaire et à la trop grande proximités d’autres organes au dépérissement avancé, cela remonte comme un fluide glacial sans courrier des lecteurs, produit une alchimie douteuse qui rend le crane et/ou le cheveu sensibles. J’aperçois alors banquiers, fournisseurs, clients, employés, amis, maîtresses, famille, tous armé d’un ‘ex’ en préfixe, d’incroyables animosités née on ne sait où, ou quelque ennemi jusque là ignoré ou tu. On se reprend ; je me repris. Peu de temps.

 

 

 

*

 

 


C’est comme un réflexe, quand il m’arrive quelque choses dans la vraie vie, je jette un œil dans le virtuel pour m’assurer qu’un monde tourne toujours rond. L’ovale inquiète. Je n’ai jamais eu confiance dans les ballons qui n’étaient pas ronds. Ni dans les choses qui vous bousculent. Je le sais trop, ou mal, les bonnes choses mettent un temps fou à vous arriver. Le pire lui peut en une seconde vous submerger. Alors, je m’accroche aux branches parfois, à Outlook souvent. Qui me ping ? Qui me spam ? Qui me mail ? Qui m’aime ? Qui me lit ? Qui me lie ? Qui me suit ?

 

Deux nouveaux messages. Du premier seulement je me souviens. Je ne sais plus pourquoi je me méfiais depuis peu du web, pourquoi ses appréhensions tardives, pourquoi ces idées sordides d’être prisonnier de la mémoire collective, condamné par Google à l’éternité, pourquoi cette terreur qu’un jour un virus en soit un, un véritable, un qui vous casse trois jambes, qu’une nouvelle que vous n’auriez jamais du avoir vous parvienne, qu’un n’importe quoi vous arrive alors qu’il n’aurait jamais fallu, ou pour un film, pour un livre, mais pas pour une vie, pas pour la votre, pas pour les votres.

 

Il y a une chance sur une pléiade de millions. Et un jour ce courriel vous parvient. Ce mot-là ne sent pas bon, le mail a moins d’odeur quand il y a le courou dans ce francisme fanatique.

Qu’importe. Une chance sur un million qu’ils disent.

 

 

« Consultez votre compte. Ecrivez (moi). Consultez votre compte. Ecrivez (moi). Consultez votre compte. Ecrivez (moi). Consultez votre compte. Ecrivez (moi). Consultez votre compte … »

 

 

Sur une pleine page. Je vous la fait courte.
Si c’est un spam, il est bien monté, je suis le seul destinataire. Facile. Je sais faire.
Farce : éléments supprimés.

Pas Farce : pas farce…

‘Consultez votre compte’

 

 

 

 

*

 

 

 

 

Temps qui file en torrent, Aline qui dit « quoi quoi quoi ? », numéro de téléphone surtaxé bâclé, à refaire, numéro de compte, code (3615, c’est pas un code ça, c’est une blague !), consultation solde, pas possible, mal entendu, pas le bon montant, répéter, comment on fait répéter, répéter enfin, pas possible, dernières opérations, mal fichu leur truc, dernières opérations, voilà, dernière opération au crédit : virement 5000 €.

 

 


 

‘Ecrivez (moi)’


…

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Jules dit :

Jules dit noir. Syndrome de la page blanche.

Ligne éditoriale : on vous l'a dit, Jules n'est personne et croque tout ce qui l'environne... une nouvelle ligne éditoriale toutes les 3 à 5 notes et une idée de l'esthétique, de la politique et du bonheur bien à lui. Elle ?

Pas à pas, Jules né.
Une petite-mort douce.

Réinventons demain...
Un peu d'audace et d'enthousiasme, quoi...
Bande d'addict(e)s..
L'anonymonde est une universalle...
Propice au Live.

 

Pas à pas...

C'est dit /

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948)

 

Préambule

    Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

    Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

    Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

    Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

    Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

    Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

    Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

    L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

    1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

    2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

    Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

    Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

    Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

    Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

    Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

    Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

    Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

    Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

    1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

    2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12

    Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

    1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

    2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

    1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

    2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

    1. Tout individu a droit à une nationalité.

    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

    1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

    2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

    3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17

    1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

    Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

    Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20

    1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

    2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21

    1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

    2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

    3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

    Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

    1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

    2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

    3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

    4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

    Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

    1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

    2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

    1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

    2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

    3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

    1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

    2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28

    Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

    1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

    2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

    3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

    Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

     

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